Plastic Arts - Arts Plastiques

 

Le Salon d’Automne - Exposition annuelle d'Art à Paris 

Le Salon d’Automne - Annual Art Exhibition in Paris

 

De l’édito de la ministre de la Culture et de la Communication du catalogue de l'exposition 2013:

"Présentée pour la première fois en 1903 dans les sous-sols du Petit-Palais, vitrine privilégiée de l’art du XXe siècle, cette manifestation a accompagné les grandes révolutions plastiques telles que le fauvisme, le cubisme, le surréalisme, l’abstraction, le cinétisme... et, de Renoir à Zao Wou-Ki en passant par Matisse, Braque et Picasso, y a accueilli ses principaux chefs de file."

 

From the 2013 Catalogue Editorial by the Minister of Culture and Communication:

"The Salon d'Autumn, an annual art exhibition in Paris, presented for the first time in 1903 in the basement of the Petit-Palais -- a privileged showcase of 20th century art -- has accompanied the great plastic revolutions of the 20th century, i.e. fauvisme, cubism, surrealism, abstraction, cinetism... and from Renoir to Zao Wou-Ki passing by Matisse, Braque and Picasso it has hosted its main leaders.

 

catalogue de l'exposition 2013

 

p.228

Jean-Bernard Pouchous - Président de la Section « Figures et essais »

 

"Figurez-vous que la plupart des oeuvres d’art du monde entier font apparaître  une  conjonction  presque  constante  de  deux  activités crues diérentes : l’interprétation du monde et la création d’un intérêt esthétique. Un nombre imposant d’oeuvres se trouverait évidemment à l’intersection de ces deux vastes classifications, que l’on aille les chercher dans le temps ou à travers les cultures. Nous devons à  Michel  de  Montaigne  le  terme  «  essais  »  pour  désigner  l’étude de  nombreux  sujets  d’un  point  de  vue  strictement  personnel où l’auteur y décrit par le détail ses propres sensations, perceptions et parfois, ses maladies… Qu’elle soit réaliste, idéaliste voire utopique cette plasticité, nous amène à fonder une réflexion philosophique féconde propre  à  une  interprétation  du  monde  à  l’esthétique  et  au style ouvert, polémique. Là, l’artiste se découvre en précisant sa  pensée; dans l’oeuvre même cela engendrera une forme d’errance,  un centre et des digressions propres à aiguiser les curiosités des plus humaines sensibilités."
 
 

Jean-Bernard Pouchous - President of the Section « Figures and Essays »

 

Imagine that the majority of art works in the world reveal a conjunction, almost constant, of two activities thought divergent: the interpretation of the world and the creation of an aesthetic interest. An important number of works would find themselves in the intersection of these two vast classifications, and this is true if our search is done in both different times or cultures. We owe to Michel de Montaigne the term “essays” which describes a study of miscellaneous subjects on a strictly personal point of view and where the author describes in detail his own sensations, perceptions and sometimes disorders... This plasticity, even if it realistic, idealistic, or utopian, leads us to establish a fertile philosophical thought deem to anintepretation of the world by aesthetics, and in open style, controversy. There, the artist discovers himself by specifying his though; in the work of art this will lead to a form of wandering, a center and digressions that could sharpen the curiosities of the most human sensibilities.

 

Détail du tableau de Nathaele Vogel présenté aussi ci-dessous à la section "Figures et Essais" (2014)

 

Tableau de Nathaele Vogel 

 

 
De l'exposition 2013 (catalogue):

Métro Boulot - 120 x 120 / Matériaux composites en relief sur toile

Claude Bleynie plasticien -  Un “regard goguenard”

 

Metro Work - Claude Bleynie

 

 

Performing Arts - Arts du Spectacle

 

Performing Art Documentation

 

Le Chevalier d'Eon

 

 

La création artistique et sa documentation

 

J'ai voulu suivre la création artistique d'une œuvre d'art qui rassemble un nombre important des composantes artistiques. Cette œuvre s'appuie sur la littérature, utilise principalement le mouvent, la danse, en synergie avec la musique, inclut le récit, et expérimente de façon théâtrale avec la lumière et les objets, comme les meubles mais aussi les costumes. Je voudrais rapporter quelques infos du documentaire de Françoise Ha Van sur la création artistique qui est basée sur le livre du Chevalier d'Eon. Son film est intitulé « Sur le fil/On the Edge » et a été produit par « A Droite de la Lune »/ARTE France/Sadler's Wells/Deutsche Grammophon en 2009. Les artistes qui ont crée cette œuvre : Sylvie Guillem (danseuse), Russell Maliphant (choréographe et danseur), Robert Lepage (metteur en scène).

 

 

Lien YouTube

 

Sylvie Guillem dira que la création était un effort collectif qui s'est produit à partir des interactions des artistes. Bien qu'elle ait eu des interrogations sur la nature du savoir-faire du projet particulier, étant caractérisée de curiosité et de volonté, elle a décidé de le réaliser.

 

 

Sylvie Guillem parle de l'aventure artistique

 

[YouTube 48:45]

Je suis curieuse comme une souris, comme un enfant, comme quelqu'un qui a envie de se mettre en danger, qui a envie d'apprendre. Quand j’ai vu les chorégraphies de Russell Maliphant j'ai été attirée. De Robert Lepage pareil; il y avait de l'attirance.

 

Robert Lepage…dès qu'il venait a Londres j'allais voir ses spectacles. C'était vraiment formidable de tout point de vue. Le texte, la mise en scène, l’interprétation.

 

J’ai pas pu m’en empêcher. Il a fallu que j’aille le voir. Et à l’époque je travaillais pas mal avec Russell. Et Russell connaissait aussi très très bien son travail. C’était un très très grand admirateur. Pourquoi ne pas aussi proposer à Russell de faire partie de l’aventure...

 

C'est quand même assez curieux d'aller toujours vers les choses que je ne sais pas faire. J'ai toujours peur, j'ai dans un sens presque pas envie d'y aller et je ne peux pas m'en empêcher.

 

Vraiment on est parti de rien. Juste d’une envie de travailler ensemble. Et aller répéter avec Robert et avec Russell…j’ai peur. Je ne sais pas si je serais à l' hauteur, je ne sais pas si je peux apporter quelque chose…Et puis au fur et à mesure des conversations, des choses qu' on essaye…C’est une histoire de cour de recréation en fin de compte.

 

 

Premières répétitions à Vancouver - mars 2007

Expérimentation avec des objets

 

Les tables

[YouTube 50:34] Les premiers expériences avec des tables

 “grabbing on to one thing and propeling to the other"

[YouTube 52:32] Les expériences aboutissent à un résultat esthétique intéressant.

 

Les miroirs

Les premiers expériences avec le miroir. Robert: « Miroir-miroir ! 

 

Les costumes 

[YouTube 56:46] Répétition avec un kimono.

 

Fin de la première partie  [YouTube 57:40]

 

Ci-dessous des costumes de chevalier [YouTube 1:34:50].

 

 

Répétitions à Londres - février 2008

[YouTube1:15:00]

Robert: A Vancouver on a fait une espèce de structure dessinée juste pour avoir un dessin mental. On doit trouver une façon d'incarner la structure. On sent que tout le monde a cogité, que les idées ont décanté...

 

Maintenant on est à Londres pour une petite semaine...

 

Mon univers avec le temps est devenu plus verbal. Base sur un récit très réaliste même hyperrealiste. Le langage de Rusell est un langage plus intuitif, beaucoup plus abstrait. Et Sylvie, elle essaye de réconcilier ces deux mondes. Et parfois, c’est moi qui essaie de réconcilier Sylvie et Russell et parfois c’est Russell qui fait le passe. C’est très intéressant de voir ce dynamique. Ça se passe d’une façon très très organique.

 

 

 

Expérimentations avec la lumière

 

Robert : Michael a emmené des projecteurs qui bougent. Je ne sais pas quelles sont ses intentions...

Russell : I think it will be good to try.

 

[YouTube1:16:00]

Robert : On se dit toujours que les chorégraphes travaillent surtout avec la musique, mais pour Russell c'est très particulier, c'est la lumière. Il est au service de la lumière. Et tout à coup tous les côtés ludiques de Russell émergent.

 

Russell : La lumière, quand elle vient d'en face, peut aplatir. C'est moins évocateur de la faire venir en arrière.

 

Robert: On se rend compte que le travail de Michael est très important au travail chorégraphique. Il a déjà des propositions, des shows. Cela m'excite beaucoup.

 

 

[YouTube1:18:58]

Robert : 

On est encore à une étape très exploratoire. Je pense qu'il faut quand même encore laisser notre imagination, tout ça.... Mais maintenant c'est le moment d'aborder les personnages, de parler théâtre un peu, de parler récit. Comment est-ce qu'on raconte cette histoire basée sur la vie de Chevalier d'Eon ?

 

Eon dit qu'il a été née fille et qu'il fut élevé comme un garçon. Il est né à Tonnerre, ce qui évoque la foudre. Dans toute mythologie, c'est l'éclair qui sépare Adam et Eve. Zeus les sépare pour qu'ils deviennent homme et femme. En 1756 Eon rejoint « Le Secret du Roi ». « Le Secret du Rois » c'est le CIA de l'époque en France.

 

Beaumarchais aussi est un personnage intéressant. Le Roi de France était aussi un personnage formidable.

 

A Québec, ce sera bien d'explorer encore, avec la musique et le reste. De faire que ces éléments se rencontrent de plus.

 

Fin de la deuxième partie  [YouTube 1:20:30]

 

 

Répétitions à Québec - février 2008

[YouTube 1:27:50] Répétition des arts martiaux 

 

[Youtube 1:30:45] Répétitions avec les miroirs - Des images très jolies ou très drôles !

 

[YouTube 1:34:25]

Russell :

This was very different because we were working with accessories.  

C'était nouveau car nous avions des accessoires.

 

We were working with more of a theatricality.

On travaillait avec plus de théâtralité.

 

There is a kind of dialogue, the movement informs the light...costumes...

Un dialogue se crée. Le movement implique la lumière...les costumes...

 

 

Avant la générale - Londres  février 2009 

Les costumes

[YouTube 1:34:50]

 

 

[YouTube 1:21:20]

Sylvie récite :

Mesdames et Messieurs,

Le samedi 9 décembre 1795, dans les Salles basses de Bath, la célèbre 

Charlotte Geneviève Louise d'Eon, agée de 68 ans, anciennement connue 

comme ministre plénipotentiaire de France auprès de la cour d'Angleterre 

se produira (...) selon la meilleure manière pratiquée par les maîtres (...).