ELSA TRIOLET, THE ORIENTAL STORYTELLER THAT USED WESTERN IDEOLOGY/IDIOSYNCRASY FOR HER NARRATIVE

 

(French version follows)

 

 

(pictures of Elsa Triolet from Jean-Louis Lippert's site)

 
Triolet & Aragon
 

 

Conference of Jean-Louis Lippert (in French):
Elsa Triolet, Prophetesse of the situationist avant-guard
(October 2014, Paris – Salon d'Automne de Paris)

 

(in french)

http://www.salon-automne.com/2014/10/08/conference-de-jean-louis-lippert-sur-elsa-triolet-le-dimanche-19-octobre-a-14h/
http://www.spherisme.be/Texte/ConferenceElsaTriolet.htm

 

It was for an oriental storyteller to express the western ideology/idiosyncracy
J-L L.: “Loyal to the spirit of Homer, Dante, Cervantes, Erasmus and Shakespeare, an ambassador of the language of Pushkin has come to the land of François Villon, with his legatee Aragon, to recall the universal message of Goethe in his Eastern-Western Divan, on the need – Internal to the Enlightenment (Aufklärung) - to be inspired by the culture of the other to define oneself.”


J-L L.: “Scheherazade O narrating” Aragon will later write in a poem that she will use to adorn a preface to her "White Horse".
(Note: Scheherazade was the storyteller of "One Thousand and One Nights".)

 

Elsa Triolet, la conteuse orientale qui a utilisé l'idéologie/idiosyncrasie occidentale pour son récit

 

J-L L.: “c’est à une conteuse orientale qu’il revenait d’exprimer le génie du regard occidental.”


J-L L.:“Fidèle à l’esprit d’Homère, Dante, Cervantes, Erasme et Shakespeare, une ambassadrice de la langue de Pouchkine s’en est venue au pays de François Villon, chez son légataire Aragon, rappeler l’universel message de Goethe en son Divan oriental-occidental, sur la nécessité – interne aux Lumières (Aufklärung) – de s’inspirer de la culture de l’autre pour se définir soi-même.”


J-L L.:« Shéhérazade ô récitante », écrira plus tard Aragon dans un poème dont elle agrémentera une préface de son Cheval blanc.
 

 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Elsa_Triolet
Elsa Triolet, née Ella Kagan le 12 septembre 1896 à Moscou et morte le 16 juin 1970 à Saint-Arnoult-en-Yvelines, est une femme de lettres et résistante française née de parents juifs de Russie.
(...)
Elle qui brûlait de quitter la Russie de la Révolution dont elle embrassait certes les idées, mais détestait les conséquences sur les conditions de vie : guerre civile, misère, famine, etc., se morfond dans l'indolence de l'île de beauté où elle cultive la nostalgie de son cher cercle littéraire de Moscou. Elle quitte son mari en 1921.
(...)
Elle rencontre Louis Aragon en 1928 à Paris, au café La Coupole, fréquenté par beaucoup d'artistes. Il devient l'homme de sa vie, celui par qui elle peut enfin s'enraciner dans la société française. Elle devient sa muse. (…) Elle commence à écrire un premier roman en français, Bonsoir Thérèse, en 1938.
Elle se marie avec Aragon le 28 février 1939. Elle entre avec lui dans la Résistance, dans la zone Sud (à Lyon et dans la Drôme notamment) et contribue à faire paraître et à diffuser les journaux La Drôme en armes et Les Étoiles. Elle continue à écrire : le roman Le Cheval blanc et des nouvelles publiées aux Éditions de Minuit. Réunies sous le titre "Le premier accroc coûte 200 francs" (phrase qui annonçait le débarquement en Provence), ces nouvelles obtiennent le prix Goncourt 1945 au titre de l'année 1944. Elsa Triolet est ainsi la première femme à obtenir ce prix littéraire. Elle assiste en 1946 au procès de Nuremberg sur lequel elle écrit un reportage dans Les Lettres françaises.


La période de la guerre lui inspire le roman L’Inspecteur des ruines, puis la menace atomique, au temps de la guerre froide, Le Cheval roux. Appartenant au comité directeur du Comité national des écrivains (CNE), elle s’attache à promouvoir la lecture et la vente de livres dans les années cinquante et participe activement à un mouvement initié par leParti communiste français en 1950-52 : "Les Batailles du Livre"2. Elle voyage beaucoup dans les pays socialistes avec Aragon, mais, si elle a conscience de l’antisémitisme qui atteint sa s?ur et des crimes qui sont commis en Union soviétique (le compagnon de Lili Brik, le général Vitaliy Primakov, est exécuté par le régime stalinien), elle ne fait aucune déclaration publique sur ces événements[réf. nécessaire]. Elle exprime sa critique du stalinisme en 1957 dans Le Monument.
 

Extraits du discours de J-L L. disponible au lien  http://www.spherisme.be/Texte/ConferenceElsaTriolet.htm

“Soit une femme et un homme vivant sans se connaître dans la capitale de la Révolution française en 1924. Il achève la première déclaration surréaliste Une vague de rêves, avant le Manifeste officiel d'André Breton. (...) Elle, venue de la capitale de la Révolution russe, ne s'est alors jamais confiée qu'à son journal intime. Il s'y note l'ennui d'une jeune femme très influencée par ce trait marquant de la littérature de son pays, depuis l'insurrection des Décembristes en 1825 et leur condamnation à l'exil : une mélancolie nourrie de ce que Pouchkine, par la voix d'Eugène Onéguine, appelle russkaïa khandra, terme intraduisible résumant un ensemble de pensées et de sentiments désabusés, dont les publicistes russes caractériseront le type du lychnyi tchéloviek – homme inutile, ou homme en trop, veuf de toute espérance. La jeune dame en exil à Paris tient de ce personnage romanesque. Elle n'a pas encore senti combien le Que faire ? de Lénine répondait au même titre utilisé déjà par Tchernychevski, dans une acception non dénuée d'ironie qui renversait le sens du désenchantement pour le transmuer en énergie révolutionnaire…”

“d'autre part, sous les coups de butoirs du plus sombre désespoir, aux heures noires des combats de la Résistance, toujours en elle veillera la flamme d'un courage physique et intellectuel quelquefois surhumain, que le futur sera bien obligé de relier au formidable optimisme historique né de la révolution soviétique. Ainsi, tout à la fois militante bolchevik et porteuse de stigmates aristocratiques, naviguera cette femme...”


“Mon hypothèse ? Elsa Triolet, lestée de l'expérience vécue dans le tourbillon de la révolution russe, inventa l'avant-garde radicale qui exploserait en Mai 68. “


« J’ai vingt-huit ans et je m’ennuie terriblement avec moi-même (…) Je ne révère pas Dieu mais l’enchaînement des choses. Il existe un lien entre les faits, et c’est cela que je vénère, que je crains et que j’aime ».


“Selon ce mystérieux enchaînement des choses dont il revient à l’art de capter les signes épars pour tenter d’en extraire la quintessence du sens, il est possible qu’Elsa visite les collections russes du Salon d’Automne en compagnie de Maïakovski cette année-là. Dans sa correspondance avec Maxime Gorki, s’ébauche un projet littéraire fondé sur le principe du montage entre des éléments éparpillés de la réalité, mis en honneur par cinéastes et photographes soviétiques. Tout aussi plausible est qu’elle croise alors le chemin de James Joyce à la librairie Shakespeare & Co près de l’Odéon, Joyce qui vient de faire publier confidentiellement son Ulysses par Adrienne Monnier, propriétaire de cette librairie promise à devenir mythique. Les deux exilés – que séparent quatorze ans d’âge – ne sont-ils pas engagés dans une démarche expérimentale comparable, celle qui exige d’inventer des formes romanesques inédites, précisément parce que l’important n’est pas de retranscrire les choses mais de traduire les relations entre elles ? *
 

“Voilà sans doute pourquoi l'une des plus géniales créations de tous les temps, qui est de notre temps – je parle de l'OEuvre croisée de Louis Aragon et d'Elsa Triolet – demeure invisible à ses contemporains. “


“...n’a-t-on pas la surprise de découvrir dans le Journal d'Elsa Triolet cette note au temps de sa rencontre avec Aragon : « Les femmes, c'est l'avenir du monde. Leur force n'est pas découverte mais est-ce que l'électricité a toujours été connue ? »


Je ne résiste pas à l'envie de vous lire le début de cette page : « J'aime être heureuse avec un homme (…) on est sur la limite de l'au-delà… ». “


“... permet l’envol, dans le tumulte occidental, d’une voix de conteuse orientale. Occident et Orient ne sont pas ici des déterminations géographiques mais symboliques. « Shéhérazade ô récitante », écrira plus tard Aragon dans un poème dont elle agrémentera une préface de son Cheval blanc. Car la rencontre avec cet homme a eu lieu, seul salut pour deux désespoirs. Et la mort de l’écriture en russe deviendra source vive d’une renaissance de l’imaginaire russe en langue française. Elsa n’est-elle pas la pionnière, bien avant Romain Gary, puis tous les autres, d’un vaste mouvement de transglossie – pardonnez ce néologisme – vers notre littérature ?”


“Elsa confierait qu’un jour, écoutant une émission radiophonique, elle entendit une voix, qui n’était alors pas destinée à être captée par le micro, prononcer: « Bonsoir Thérèse ». Sans plus de signification pour l’auditeur que ceux, nous dit-elle, surpris derrière la cloison d’une chambre d’hôtel, ces deux mots chuchotés par l’animateur à une collègue retentirent en elle comme un signe attestant la plurivocité du réel, tant les conditions de vie modernes jouent à télescoper les dimensions multiples de la réalité, ce dont une des missions de l’écrivain consiste à témoigner.


Dans le roman qui détourne ainsi deux mots de leur contexte initial en les prenant pour titre, Elsa fait usage de slogans publicitaires, de paroles de chansons captées au hasard, ainsi que du collage d’une histoire imprimée en italiques, sans rapport apparent avec ce livre où rôdent les solitudes féminines. « Une sorte d’échappée fantastique au sein du récit », dira plus tard Aragon de ce procédé,…


Le thème essentiel de Bonsoir Thérèse – un appel à la femme future – illustré par ce chef d’oeuvre absolu qu’est Le Fou d’Elsa, ne fera-t-il pas sa gloire en gagnant la mémoire collective grâce à sa mise en chanson ? « Les femmes – c’est l’avenir du monde », réitère en effet la narratrice de ce roman nimbé de « la lumière étrange » d’une époque… “


“Ensemble ils ont mis toutes leurs forces dans le combat contre le fascisme depuis le Congrès de Kharkov en 1930, et l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires fondée trois ans plus tard. Ensemble, ils ont porté secours aux antifranquistes à Valence et Madrid en 1936.”

 

 

 

Pensée politique et imagination historique dans l'oeuvre de Paul Claudel

 

Chapitre 1 : Contradictions et Dialectique

 

FURIUS. (...) je dois vous prévenir que je me réserve avec fermeté le droit de me contredire.

FLAMINIUS. Tant que vous voudrez pourvu que ce ne soit pas tout à fait dans la même phrase.

FURIUS. Et de me répéter, bien entendu.

ACER. Aussi. Et d'employer comme tout le monde l'argumentation rotative, à la recherche de l'idée comme un chien qui court après sa queue.

FURIUS. Et non seulement de suivre courageusement la ligne droite entre les bornes kilométriques et les mètres cubes de pierres cassées, mais de procéder par voie de lacet, spirale, déviation latérale, parenthèses concentriques, saut et cheminement dans le vide. Bref, d'abandonner le chemin aussitôt que vous commencez à voir ennuyeusement où il mène. En un mot de porter la discussion sur un terrain qui comporte non seulement deux dimensions, mais trois.

 

 

FURIUS. (...) I firmly reserve the right to contradict myself.

FLAMINIUS. As long as you want, provided that it is not quite in the same sentence.

FURIUS. And to repeat myself, of course.

ACER. Also. And to use like everyone the rotational argument, in search of the idea like a dog that runs after its tail.

FURIUS. And not only to follow courageously the straight line between milestones and cubic meters of broken stones, but to proceed by way of yaw, spiral, lateral deviation, concentric parentheses, jumping and traveling through the void. In short, to abandon the path as soon as you begin to see boringly where it leads. In a word, to bring the discussion to a terrain that includes not only two dimensions, but three dimensions.

 

 

 

 

"Paris est une fête" d'Ernest Hemingway "connaît un grand regain de popularité"

 

 

#AttentatsParis On s'arrache "@Paris est une fête" d'Ernest Hemingway dans les #librairies > bit.ly/1OgDmMq pic.twitter.com/GzE1VJHMHc

 

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Extrait du lien:

"Hommage au Paris des années 20"

"Paris est une fête" peut se lire comme un hommage à une ville, celle des années 1920, vibrante de culture. On croise les artistes qui fréquentent alors le quartier de Montparnasse, on rencontre la collectionneuse Gertrude Stein, le poète Ezra Pound, James Joyce... "Tel était le Paris de notre jeunesse, au temps où nous étions très pauvres et très heureux", écrit Hemingway . "Paris valait toujours la peine, et vous receviez toujours quelque chose en retour de ce que vous lui donniez".

 

"Une partie de l'émission littéraire "La grande librairie", diffusée jeudi sur France 5, sera consacrée à "Paris est une fête" (The Moveable Feast), publié en 1964 (...)"

 

Photo du site officiel de l'emission  (lien ci-dessous):

 

 

 

 

 

Compte Twitter de l'emission: https://twitter.com/GrandeLibrairie

 

 

 

 

Apostrophes

 

 

 

"Thierry La Fronde", "Apostrophes", ... à retrouver sur INA Premium @Inafr_officiel > ina.fr/svod/ pic.twitter.com/Y14jI1A4Z5

 

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NOTRE SÉLECTION PREMIUM

 

Apostrophes: La 724ème et dernière émission d'Apostrophes invite quatre-vingts écrivains.


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L'@Inafr_officiel lance INA Premium, service de vidéo à la demande : 20.000 programmes TV > bit.ly/1KQFFnT

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The Big Read Program of the (US) National Endowment for the Arts

 

"Literature records our greatest triumphs and failures and entreats us to use creative thinking and imagination in all our endeavors."

 

 

2015-10-29: #NationalCatDayLink

 

"When a man loves cats, I am his friend and comrade without further introduction." ― Mark Twain #NationalCatDay

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"[Literature] contains the soul of humanity." -- @7StagesATL http://go.usa.gov/3SrwH  #NEABigRead #arts4US

 

"Ultimately it was our goal to connect everyday life to the creative process..." --@7StagesATL http://go.usa.gov/3SrwH  #NEABigRead #arts4US

 

 

http://www.neabigread.org/about.php/

 

(…) this initiative offers grants to support innovative community reading programs designed around a single book.

 

The NEA (National Endowment for the Arts) inaugurated The Big Read as a pilot project in 2006 with ten communities featuring four books.

 

The NEA has funded more than 1,100 Big Read programs, providing more than $16 million in grants. Organizations have leveraged more than $35 million in local funding to support their Big Read programs.

 

 

Big Read Spotlight: “7 Stages” Theater

 

Curious Encounters, the annual immersive theater festival, at 7 Stages Theatre went literary this year with themed vignettes based on NEA Big Read novels.

 

Since 1979, 7 Stages Theater (…) focused on "the social, political, and spiritual values of contemporary culture."

 

With the help of local partners, 7 Stages led its community in a celebration and exploration of Carson McCullers' The Heart Is a Lonely Hunter.

 

NEA: What did you want participants to take away about the act of reading? About the novel itself?

7 STAGES: Ultimately it was our goal to connect everyday life to the creative process, while discovering the joy of reading and engaged discussion with peers. (…)

 

NEA: Literature matters because...

7 STAGES: It contains the soul of humanity. It records our greatest triumphs and failures and entreats us to use creative thinking and imagination in all our endeavors. 

 

- See more at: https://www.arts.gov/art-works/2015/big-read-spotlight-7-stages#sthash.khl1Mn5W.dpuf